Archive pour le ‘Actu iD National’ catégorie

Dans le jeu de l’administration centrale

17 mai 2011

Lors de la réunion du 12 mai avec la Directrice générale des ressources humaines à la sous-direction de l’encadrement, le SNPDEN pour la première fois s’est positionné d’une manière clairement divergente par rapport aux autres syndicats représentatifs présents. S’inscrivant dans la future campagne électorale, il a posé explicitement la question de notre présence dans le cadre du dialogue social sous prétexte que nous n’avions pas signé le protocole de décembre 2010 : il est certain que pratiquer la cogestion sans témoin est un objectif que l’on peut comprendre mais qu’iD fera tout pour contrarier.

impassePar ailleurs le SNPDEN est entré dans le jeu de l’administration centrale en acceptant de discuter des articles sans remettre en cause un certain nombre de règles qui bouleversent ou cassent la conception que les personnels de direction ont de leur métier et de la gouvernance dont ils souhaitent la mise en place.
Deux décrets et deux arrêtés ont ainsi été examinés ainsi qu’une note de service sur la formation des personnels. Indépendance et Direction ne s’est pas contenté de demander des modifications de certains articles mais a vivement regretté que le décret sur le statut n’apporte aucune solution au niveau de l’aggravation des charges de travail et qu’en matière de rémunération la seule réponse du ministère soit une prime de résultats limitée à 2000 euros sur trois ans avec un coefficient de 0 à 3. La modicité de cette somme, de 0 à 165 euros mensuels et le plus souvent de 55 euros soit moins d’une HSA, n’a été regrettée fortement que par iD.

Nous avons également rappelé notre totale opposition au projet qui prévoit, afin d’appliquer les dispositions de la fonction publique, que les adjoints soient évalués par leurs chefs : en effet, cette disposition est contraire à la notion de corps unique et prive les adjoints d’une reconnaissance par les inspecteurs d’académie en terme de promotion et de mutation voire d’attribution de la prime qui satisfait tant le SNPDEN.

Ce groupe de travail a conduit les représentants d’iD à se démarquer de la position une fois de plus très conciliante du SNPDEN montrant une fois encore la nécessité, dans l’intérêt de tous les personnels de direction d’une pluralité syndicale. Les prochaines élections seront déterminantes, renforcer le syndicat dominant c’est encourager la cogestion.

Les Représentants d’iD Richard WACH, Didier LAFFEAC, Jean-Jacques COURTIAU

Cette différence de priorités entre nous et le SNPDEN s’est également manifestée en commission Blanchet puisque iD a été la seule organisation à demander que les personnels de direction puissent être rémunérés quand ils organisent des stages (remise à niveau, passerelles, LV, école ouverte ?), alors que le SNPDEN a prétendu que nous faisions fausse route, car la solution aux mécontentements des personnels de direction résiderait uniquement dans l’évolution de nos indemnités dans le cadre de la PFR. Cette position nous semblant passer par pertes et profits les intérêts des collègues, puisque d’une part la faiblesse actuelle envisagée par le ministère pour la dite PFR, permet difficilement de la présenter comme la solution à notre insatisfaction pécuniaire, et que d’autre part rien ne s’oppose à ce que les deux solutions s’additionnent.

Communiqué de presse concernant les négociations avec le Ministère

28 janvier 2011

oyezIndépendance et Direction, syndicat des personnels de Direction tient à démentir l’allégation selon laquelle il aurait signé un quelconque accord dans le cadre des négociations qui se poursuivent avec le ministère de l’Éducation Nationale (cf. la dépêche AEF 144261).

Le Syndicat n’a pas encore déterminé l’origine de ce qui s’apparente à une véritable provocation en une difficile période de préparation de rentrée scolaire! Lors de la réunion de travail le ministère a présenté aux représentants syndicaux un tableau de revalorisation indemnitaire avec une part « résultats » (comme pour l’ensemble de la fonction publique).

Les prochaines réunions doivent entre autres permettre de préciser les conditions d’attribution de cette prime modulable réservée à quelques uns, (sans laisser croire qu’il s’agit de 6000 € annuels pour tous). Nous exigeons que soient clairement précisées les modalités de l’évaluation du travail des personnels de direction fondée sur leur lettre de mission et non, comme cela a été dit, sur les résultats de l’établissement, de son chiffre d’affaires en quelque sorte.

Nous déplorons que l’emballement médiatique qui s’est produit ne remette en cause les négociations à venir qui ne pourront aboutir que globalement au cours du 2ème trimestre 2011. La confiance entre les partenaires, il le fut rappelé à juste titre en son temps, repose sur un minimum de réserve et de rigueur dans leurs propos. C’est la pierre angulaire d’un vrai dialogue social.

Jean-Jacques COURTIAU
Secrétaire général adjoint

Communiqué à tous les personnels de direction

22 octobre 2010

informationIl me paraît nécessaire de vous apporter des éléments d’information sur le communiqué élaboré en commun avec des syndicats ou fédérations avec lesquelles i.D. ne partage pas habituellement les mêmes analyses ou positions : voilà une preuve supplémentaire de notre indépendance !

Les difficultés professionnelles auxquelles sont confrontés les personnels de direction depuis plusieurs années et que nous dénonçons régulièrement auprès du ministère sans obtenir, ni un allègement de notre tâche, ni une juste rémunération, nous ont amenés à interpeller ensemble le ministre pour qu’il agisse enfin concrètement. Il s’agit bien d’un constat partagé sur la pénibilité de notre métier. Nous regrettons profondément que le SNPDEN, déclinant notre invitation à la mise en place d’actions communes du 28 septembre, ne se soit pas joint à cette démarche.

Proposer dans sa lettre du 19 octobre de le rejoindre sur des « actions concrètes » pilotées par lui et sans aucune concertation, relève plus de la manœuvre électoraliste que de la volonté réelle de faire aboutir ce dossier de l’amélioration des conditions de travail des personnels de direction.

Que penser du mépris affiché par le syndicat majoritaire, comme il le rappelle systématiquement, envers des organisations qui représentent des personnels de direction et avec lesquelles il participe cependant régulièrement aux manifestations? L’objectif du syndicat unique ne peut justifier ni la critique des autres organisations ni la main mise sur toutes les initiatives permettant de faire progresser les dossiers.

Quant à la recomposition du paysage syndical qui s’impose à nous, le congrès du mois d’ avril saura en débattre avec sérénité pour prendre la bonne décision pour l’avenir d’iD et pour assurer la meilleure représentation des personnels de direction qui ne saurait se réduire à un syndicat unique avec tous les risques de cogestion que cela impliquerait.

Richard Wach,
Secrétaire Général

Communiqué de presse intersyndical

18 octobre 2010

5 organisations syndicales de Personnels de Direction dénoncent ensemble la dégradation des conditions d’exercice de leur profession !

Face à la dégradation continue de leurs conditions de travail, aux évolutions de leur métier et à l’absence de réaction du Ministère de l’Education Nationale, la majorité des organisations syndicales de personnels de direction CGT-Educ’ Action, IetD- FAEN, SGEN-CFDT, SNACE-FO, SNUPDEN-FSU se sont rencontrées le jeudi 14 octobre à Paris.

Elles demandent à être entendues ensemble par le Ministre de l’Education Nationale qui doit apporter des réponses concrètes, positives et rapides aux difficultés que les personnels de direction rencontrent au quotidien.

Les organisations syndicales CGT-Educ’ Action, IetD- FAEN, SGEN-CFDT, SNACE-FO, SNUPDEN-FSU engageront avec les personnels des actions communes si des réponses claires et favorables ne sont pas apportées rapidement par le Ministère.

Intersyndical

Lettre ouverte au Ministre sur les contrats aidés

25 septembre 2010

informationMonsieur le Ministre,

Alors que les personnels de l’Education nationale en général et les personnels de direction en particulier doivent faire face à des réformes fondamentales et à des responsabilités amplifiées, la gestion des contrats aidés connaît des difficultés liées à ce qu’il faut bien considérer comme le désengagement de votre Ministère face à des besoins sociaux croissants dont le poids repose sur les lycées et collèges.

Un certain nombre de nos collègues ont reçu des courriers sans équivoques des inspections académiques annonçant des suppressions d’emploi pour ces catégories de personnels, avec comme seule justification l’obligation de diminuer les emplois budgétaires. Ces mesures se réduisent donc à une volonté comptable de limiter les dépenses liées à ces emplois, sans aucune prise en considération de leur utilité pour le public et de la contribution indispensable qu’ils apportent à la politique de soutien aux élèves que vous avez impulsée.

On trouve dans ces mesures la suppression des médiateurs de réussite scolaire ainsi que celle des fonctions d’aide à la vie scolaire ou à l’administration, dont celles effectuées au titre du dispositif « ambition – réussite ». Seuls sont maintenus les emplois liés à l’aide aux enfants handicapés (AVS) et les fonctions d’aide administrative aux coordonnateurs de bassin et aux établissements support de CLEE.

S’il est permis d’espérer que l’ampleur de ces suppressions ne se retrouvera pas dans toutes les académies, il est cependant inquiétant de voir remise en cause une politique bien souvent imposée aux établissements malgré les difficultés statutaires et juridiques qu’elle entraînait, mais dont l’aspect positif était apparu lorsqu’il fallait prendre en charge des catégories d’élèves et des familles qui trouvaient là un soutien apprécié vite devenu indispensable.

Nombre de ces contrats aidés, qui relèvent du droit privé, ont été pris en charge par nos collègues quelque fois sous la pression à peine voilée de leur hiérarchie locale. Alors que se sont multipliés les contentieux devant les prud’hommes à propos d’emplois pour lesquels les personnels de direction n’étaient que des truchements administratifs sans pouvoir de contrôle. La versatilité que l’on nous impose maintenant qu’il faut se priver de ces emplois porte atteinte au crédit de l’institution et du service public.

Il nous semble que la seule approche comptable que vous privilégiez ignore les nombreuses implications de ces contrats dans les dispositifs d’aide aux familles, et que les conséquences risquent de s’en faire sentir dans la scolarité des éléments les plus fragiles.

Nous souhaiterions que ces décisions, qui concernent au premier chef les responsables des établissements, puissent être prises en concertation et dans la sérénité que n’autorise guère la poursuite exclusive d’objectifs budgétaires.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre respectueux dévouement.

Richard Wach – Secrétaire Général