Lors de la réunion du 12 mai avec la Directrice générale des ressources humaines à la sous-direction de l’encadrement, le SNPDEN pour la première fois s’est positionné d’une manière clairement divergente par rapport aux autres syndicats représentatifs présents. S’inscrivant dans la future campagne électorale, il a posé explicitement la question de notre présence dans le cadre du dialogue social sous prétexte que nous n’avions pas signé le protocole de décembre 2010 : il est certain que pratiquer la cogestion sans témoin est un objectif que l’on peut comprendre mais qu’iD fera tout pour contrarier.
Par ailleurs le SNPDEN est entré dans le jeu de l’administration centrale en acceptant de discuter des articles sans remettre en cause un certain nombre de règles qui bouleversent ou cassent la conception que les personnels de direction ont de leur métier et de la gouvernance dont ils souhaitent la mise en place.
Deux décrets et deux arrêtés ont ainsi été examinés ainsi qu’une note de service sur la formation des personnels. Indépendance et Direction ne s’est pas contenté de demander des modifications de certains articles mais a vivement regretté que le décret sur le statut n’apporte aucune solution au niveau de l’aggravation des charges de travail et qu’en matière de rémunération la seule réponse du ministère soit une prime de résultats limitée à 2000 euros sur trois ans avec un coefficient de 0 à 3. La modicité de cette somme, de 0 à 165 euros mensuels et le plus souvent de 55 euros soit moins d’une HSA, n’a été regrettée fortement que par iD.
Nous avons également rappelé notre totale opposition au projet qui prévoit, afin d’appliquer les dispositions de la fonction publique, que les adjoints soient évalués par leurs chefs : en effet, cette disposition est contraire à la notion de corps unique et prive les adjoints d’une reconnaissance par les inspecteurs d’académie en terme de promotion et de mutation voire d’attribution de la prime qui satisfait tant le SNPDEN.
Ce groupe de travail a conduit les représentants d’iD à se démarquer de la position une fois de plus très conciliante du SNPDEN montrant une fois encore la nécessité, dans l’intérêt de tous les personnels de direction d’une pluralité syndicale. Les prochaines élections seront déterminantes, renforcer le syndicat dominant c’est encourager la cogestion.
Les Représentants d’iD Richard WACH, Didier LAFFEAC, Jean-Jacques COURTIAU
Cette différence de priorités entre nous et le SNPDEN s’est également manifestée en commission Blanchet puisque iD a été la seule organisation à demander que les personnels de direction puissent être rémunérés quand ils organisent des stages (remise à niveau, passerelles, LV, école ouverte ?), alors que le SNPDEN a prétendu que nous faisions fausse route, car la solution aux mécontentements des personnels de direction résiderait uniquement dans l’évolution de nos indemnités dans le cadre de la PFR. Cette position nous semblant passer par pertes et profits les intérêts des collègues, puisque d’une part la faiblesse actuelle envisagée par le ministère pour la dite PFR, permet difficilement de la présenter comme la solution à notre insatisfaction pécuniaire, et que d’autre part rien ne s’oppose à ce que les deux solutions s’additionnent.

Il me paraît nécessaire de vous apporter des éléments d’information sur le communiqué élaboré en commun avec des syndicats ou fédérations avec lesquelles i.D. ne partage pas habituellement les mêmes analyses ou positions : voilà une preuve supplémentaire de notre indépendance !
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