Alors que les personnels de l’Education nationale en général et les personnels de direction en particulier doivent faire face à des réformes fondamentales et à des responsabilités amplifiées, la gestion des contrats aidés connaît des difficultés liées à ce qu’il faut bien considérer comme le désengagement de votre Ministère face à des besoins sociaux croissants dont le poids repose sur les lycées et collèges.
Un certain nombre de nos collègues ont reçu des courriers sans équivoques des inspections académiques annonçant des suppressions d’emploi pour ces catégories de personnels, avec comme seule justification l’obligation de diminuer les emplois budgétaires. Ces mesures se réduisent donc à une volonté comptable de limiter les dépenses liées à ces emplois, sans aucune prise en considération de leur utilité pour le public et de la contribution indispensable qu’ils apportent à la politique de soutien aux élèves que vous avez impulsée.
On trouve dans ces mesures la suppression des médiateurs de réussite scolaire ainsi que celle des fonctions d’aide à la vie scolaire ou à l’administration, dont celles effectuées au titre du dispositif « ambition – réussite ». Seuls sont maintenus les emplois liés à l’aide aux enfants handicapés (AVS) et les fonctions d’aide administrative aux coordonnateurs de bassin et aux établissements support de CLEE.
S’il est permis d’espérer que l’ampleur de ces suppressions ne se retrouvera pas dans toutes les académies, il est cependant inquiétant de voir remise en cause une politique bien souvent imposée aux établissements malgré les difficultés statutaires et juridiques qu’elle entraînait, mais dont l’aspect positif était apparu lorsqu’il fallait prendre en charge des catégories d’élèves et des familles qui trouvaient là un soutien apprécié vite devenu indispensable.
Nombre de ces contrats aidés, qui relèvent du droit privé, ont été pris en charge par nos collègues quelque fois sous la pression à peine voilée de leur hiérarchie locale. Alors que se sont multipliés les contentieux devant les prud’hommes à propos d’emplois pour lesquels les personnels de direction n’étaient que des truchements administratifs sans pouvoir de contrôle. La versatilité que l’on nous impose maintenant qu’il faut se priver de ces emplois porte atteinte au crédit de l’institution et du service public.
Il nous semble que la seule approche comptable que vous privilégiez ignore les nombreuses implications de ces contrats dans les dispositifs d’aide aux familles, et que les conséquences risquent de s’en faire sentir dans la scolarité des éléments les plus fragiles.
Nous souhaiterions que ces décisions, qui concernent au premier chef les responsables des établissements, puissent être prises en concertation et dans la sérénité que n’autorise guère la poursuite exclusive d’objectifs budgétaires.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre respectueux dévouement.
Richard Wach – Secrétaire Général

Avec cette rentrée scolaire marquée notamment par la nouvelle seconde des lycées, se poursuit la mise en place de réformes qui vont changer grandement le fonctionnement des E.P.L.E. et donc le quotidien des personnels de direction.
Nous avons accepté le principe de la PFR, mais vos dernières propositions restent très éloignées du mandat de nos adhérents. Si l’on peut comprendre que le contexte économique actuel n’autorise pas des avancées d’ampleur et immédiates, nous ne pouvons pour autant nous satisfaire d’une réévaluation des indemnités qui ne concerne que 40 % des personnels pour 30 € par mois, soit moins qu’une HSE d’enseignant, et sans défiscalisation !
Le 26 janvier, les organisations syndicales ont rencontré le Directeur de l’Encadrement pour enfin – les premières démarches d’Indépendance et Direction datent de 2008 – entamer les négociations sur la revalorisation des personnels de direction.
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